
Invitée à produire une nouvelle œuvre pour l'exposition, Barbara Kairos choisit de refaçonner des objets du fonds Francine Poitevin avec cette peau organique singulière. Son choix s'est porté sur des ustensiles de cuisine et de stockage de nourriture, dont l'usage alimentaire se retrouve prolongé par la matière même.
Cette seconde peau plus ou moins transparente est structurée par les reliefs des objets.
Leur présence fantomatique est rehaussé de motifs issus de pièces textiles du fonds, reproduits par les variations chromatiques des peaux de légumes.
A la manière des meubles que l'on protège de voilages dans les vieilles maisons, en clin d'œil au jeu de société Memory, le geste artistique dissimule pour mieux jouer avec notre capacité de reconnaissance ou non des objets initiaux.
L'artiste instille une réflexion poétique et ludique sur la notion de reste une fois la consommation ou l'usage passé - que ce soit des épluchures ou des silhouettes de récipient.
Quels statuts ont-ils dans nos sociétés contemporaines quand on les mets au regard de l'ASÀROTOS ÒIKOS, antique mosaïque qui représente les restes d'un banquet offert en offrandes ?
Vues de l'exposition CE QUE FRANCINE POITEVIN A SEMÉ
Commissariat : Andréanne Béguin
Peaux de légumes, colle de peau.
Dimensions variables
Centre d'art de Châtellerault
2025




